Jocker Coq wyandotte argenté à liseré bleu

La Wyandotte, une poule pleine de ressources 

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Cet article est rédigé par Camille Ozier, c’est donc elle qui s’exprime dans le « je » de ce texte 😉


Amis lecteurs, cette semaine marque le début d’une série d’articles sur les différentes races de poules (présentes à Brahmaland ou non). La poule choisie pour l’ouverture de la cérémonie est la Wyandotte. Je lui déroule donc le tapis rouge et vous laisse la découvrir…

La poule Wyandotte est une poule polyvalente. C’est une bonne pondeuse, une bonne couveuse et une bonne reproductrice (et désolé de le mentionner, une bonne poule de chair). Elle peut aussi être choisie comme poule d’ornement pour ses attributs esthétiques. Je n’ai pas de légitimité pour vous recommander une poule plus qu’une autre mais il semble que l’on soit rarement déçu de son achat avec une Wyandotte.

Origines

La Wyandotte est une race créée aux États-Unis vers 1880 dans l’État de New-York et officiellement reconnue en 1883. Elle tire son nom d’une tribu indienne américaine, la « Wyandotte Nation », elle-même descendante d’une autre tribu, les Hurons-Wendat. Ce choix de nom semble purement anecdotique puisque la création de cette race n’a à priori aucun lien direct avec la tribu.

Il est très difficile de connaître l’origine exacte de la Wyandotte. La première apparition serait une Wyandotte argentée à liseré noir.

Elle serait le résultat d’un croisement entre un coq Hambourg argenté et une poule Brahma noire. D’autres pensent qu’elle serait un croisement de Cochin fauve (qui a du sang brahma dans les veines) et de Silver Sebright, d’où le fait que la Wyandotte ait aussi été appelée « Sebright Cochin » dans certains ouvrages du passé. Ce dont on est à peu près sûr, c’est que la Wyandotte possède des gênes brahma dans son patrimoine.

C’est vers 1890 que la Wyandotte débarque en Europe. À la fin du XIXe siècle, une race naine voit le jour en Angleterre, en Hollande et en Allemagne. Elle devient rapidement très populaire, surtout après la Seconde Guerre Mondiale. Elle est officiellement inscrite au British Poultry Standard, le registre des races de volailles le plus ancien au monde. Même si la Wyandotte est moins visible aujourd’hui, sa présence est encore bien établie (la race naine est la plus répandue). Son joli minois étant apprécié lors des expositions, cette cocotte a encore quelques belles années devant elle.

Vous pouvez consulter l’article sur nos familles de Wyandottes naines, présentes en 2016 à Brahmaland.

Caractéristiques

La poule Wyandotte est une race rustique de qualité, résistante aux intempéries. Elle s’adapte bien aux climats froids grâce à un plumage fourni.

  • poule wyandotte argentée à liseré noir de 1 an

    Miss Zouk posant fièrement pour la photo !

    Le corps est trapu et compact, on dit souvent d’elle qu’elle a une forme de lyre.

  • Le dos est moyen et concave.
  • La poitrine est arrondie et bien pleine.
  • Les ailes sont courtes et collées au corps.
  • La queue est en forme de fer-à-cheval.
  • Les plumes sont larges, le plumage est épais et duveteux. Les poussins Wyandottes sont réputés les plus doux au monde et l’envie est grande de les câliner (ils sont aussi très affectueux).
  • La crête est double, frisée, perlée et l’éperon est rouge vif.
  • La tête est large et courte et le crâne arrondi.
  • Le regard est flamboyant, les yeux sont grands, ronds et de couleur rouge-orangé.
  • Les oreillons sont petits et bien rouges.
  • Les barbillons sont moyens et arrondis.
  • Le bec est court et légèrement recourbé.
  • Le tarse est jaune paille et lisse.
  • Le poids peut varier. Le coq pèse généralement entre 3 et 3,9 kg et la poule entre 2,5 et 3 kg. Les œufs font en moyenne 55 g et la coquille peut aller du brun au roux. Pour la race naine, le coq pèse environ 1,3 kg et la poule 1 kg. Les œufs font en moyenne 35 g et la coquille va du brun clair à rosé.
  • Le diamètre des bagues officielles est de 22 mm pour le coq et 20 mm pour la poule (grande race) ainsi que 14 mm pour le coq et 12 mm pour la poule (race naine).
  • La fréquence de ponte est d’environ 4 œufs par semaine. C’est une très bonne pondeuse d’hiver.
  • Les couleurs sont très nombreuses (plus d’une vingtaine). Si l’argentée semble être la poule originale, bien d’autres teintes sont apparues par la suite au gré des croisements : blanche, fauve, perdrix, bleue, noire, rouge, coucou, barrée, gris perle, dorée à liseré noir, dorée à liseré bleu, blanc herminé noir, perdrix maillé doré, fauve herminé noir, noire à camail argenté, etc. Plusieurs coloris sont homologués pour les expositions, d’autres non.

=> Vous pouvez voir ici notre jolie poule Mac, une Wyandotte naine argentée à liseré noir.

Prix

Vous trouverez des Wyandottes entre 25 et 50 €. Le prix moyen étant souvent proche des 30 €. Les poules sont vendues vers l’âge de 3 mois. Vous pouvez aussi opter pour l’achat de poussins ou d’œufs fécondés si le sexe vous importe peu.

Tempérament

La poule Wyandotte est farouche de prime abord mais se domestique aisément. Elle est d’une nature amicale et docile (même si des exceptions sont toujours possibles). Si vous vous en occupez avec soin, elle vous le rendra bien. Elle est sensible à vos visites et aux récompenses alimentaires, elle peut rapidement s’attacher à vous.

Elle est facile à vivre ce qui fait d’elle une bonne candidate pour un élevage diversifié ou un premier élevage, en particulier la race naine.

Elle est très maternelle et s’occupe bien de ses poussins. Le coq Wyandotte aime fédérer son petit monde et peut aussi prendre au sérieux son rôle de patriarche en veillant sur sa famille. Nous avons dédié un billet complet à notre coq Naïkee, un Wyandotte argenté, excellent reproducteur, comme peuvent en témoigner tout ceux d’entre vous ayant eu de magnifiques descendant(e)s.

T-Olé jeune coq wyandotte argenté à liseré bleu de 18 mois, devant l'étang

T-Olé jeune coq wyandotte argenté à liseré bleu de 18 mois.

La Wyandotte est à la fois un achat raisonnable et un achat coup de cœur. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle sait tout faire, mais elle tire son épingle du jeu sur bien des points. Ses qualités d’adaptation la rendent intéressante aussi bien pour un connaisseur que pour un novice. Si vous vivez dans une région où les hivers sont rigoureux, vous apprécierez probablement sa résistance. Certains coloris sont un ravissement pour les yeux et les poussins vous feront craquer sans aucun doute 🙂

Et vous ?

Possédez-vous des Wyandottes au sein de votre élevage ?

N’hésitez pas à nous faire un petit retour en commentaire, nous sommes toujours curieux.

🙂


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