coq orpington doré à liseré noir

Une histoire de relation hors du commun avec un coq !

 
  

Des histoires vécues de relations… whaou y’a de quoi écrire tout un roman si je commence à me lancer sur ce sujet !

Merci à Sandrino (du blog Réussir ses relations) de nous proposer ce thème ce mois-ci dans son article de lancement pour le festival de la Croisée des Blogs.

J’ai envie aujourd’hui de vous raconter ce qu’il m’est arrivé un matin avec le coq Ever, un jeune orpington doré à liseré noir.

Ever va mal…

J’avais récupéré l’animal la veille au soir dans le parquet de cette race, malmené sérieusement par les autres, au point de rester couché au sol, et de faire « le mort ».

Par sûreté, je l’ai mis côté « dispensaire » dans le poulailler servant aux convalescents et malades à se refaire une santé.

Au lever du jour, je fais la tournée des parcs pour ouvrir les cabanes de toute notre tribu de plumeux. J’ouvre en premier la porte de l’infirmerie afin de jeter un coup d’œil sur l’état des poulets s’y trouvant… puis je les laisse se réveiller avant de revenir faire les soins nécessaires à chacun, Ever est au sol et semble mort…

poussin orpington doré à liseré noir

Ever lorsqu’il était poussin ! Une bonne petite bouille.

Après avoir libéré toutes mes volailles et nourri mon vieux cheval, retourné mes œufs fécondés dans la salle de stockage, j’entreprends les soins individuels des animaux en ayant besoin.

En entrant dans le poulailler, je trouve Ever couché sur le côté dans la litière, respirant à peine, n’ayant plus la force d’ouvrir les paupières, et déjà raide musculairement. La mort est imminente, et personne ne pourra rien y faire.

Je n’ai pas toujours d’affinité particulière avec tous mes animaux, mais cela m’attriste toujours autant de les voir s’en aller. Surtout aussi vite, et sans réelle raison médicale apparente.

Tour à tour, je m’occupe des soins individuels du matin, sans vraiment savoir que faire pour Ever, et m’attendant à le trouver mort à chaque fois que je ramène un sujet après ses soins.

Puis « courageusement », je rentre chez moi déjeuner et travailler sur l’ordinateur, n’ayant pas d’idée pour le soulager, et me sentant incapable ce matin d’abréger ses souffrances.

Cette relation à la mort est toujours difficile pour moi, bien que peu à peu, on s’habitue, on s’endurcisse, pour ne pas se laisser submerger par trop de sentiments de tristesse, ou pire, de culpabilité.

3h plus tard…

C’est l’heure des changements de parcs pour les sorties en liberté, et l’heure de distribuer soit la pâtée, soit les céréales trempées. L’heure aussi de faire un tour d’œufs pour récupérer les pontes du matin, tout en identifiant les poules productrices.

Je pensais trouver Ever mort, mais non… Il est toujours pareil, si ce n’est que les paupières s’ouvrent.

A ce moment là, une énergie venue d’ailleurs (de Lyo peut être) pousse ma main à se poser d’une certaine façon sur le dos de Ever, près de son cou, les doigts sous le plumage. Pendant que je sens l’énergie picoter dans ma main et se transférer vers l’oiseau allongé, je lui caresse doucement la peau. Franchement, il est tellement mourant que je ne vois pas ce que cet apport d’énergie pourra changer… Mais je suis celui qui guide ma main depuis un autre monde, et laisse faire, sans me poser de question. Ever ne bouge toujours pas, j’ai seulement l’impression qu’il apprécie le contact de ma main. Est-ce réel ou imaginaire ? Sans doute n’aurais-je jamais la réponse.

Quelques heures plus tard, notre coq est toujours vivant, et bouge la tête, les yeux ouverts. Je reste toujours persuadée qu’il ne passera pas la nuit…

jeune coq orpington doré à liseré noir

Ever dans mes bras au moment de sa convalescence

Le lendemain matin, l’état du poulet est stable sans être enviable. À nouveau j’éprouve ce besoin que je ne contrôle pas de poser les mains sur lui, et lui transfère encore de l’énergie. La durée de cette action est variable aussi, et ne dépend pas de moi.

Puis ce jour là, j’ai regardé Ever et je me suis entendu lui dire : « maintenant lève toi et marche », sous entendu que si tout cela servait à quelque chose, il fallait qu’il me le montre. Et là, aussi incroyable que cela puisse paraître, le coq qui était presque mort la veille, à tenté de se tenir sur ses pattes. Épuisé il ne pouvait pas tellement bouger, alors je l’ai installé devant la mangeoire et contre toute attente il a mangé de bon cœur.

Peu à peu Ever à repris force et vigueur, et il est aujourd’hui un beau coq orpington doré.

J’entretiens avec tous mes animaux des relations amicales, pleines de confiance et d’échange, mais parfois il se passe des choses que mon esprit rationnel humain ne maîtrise et n’explique pas non plus. Je vis simplement ces instants comme ils viennent tâchant à chaque échange d’en tirer une expérience enrichissante.

Aujourd’hui Ever est bien plus proche de moi qu’avant, et il vient parfois se faire caresser. Il a retrouvé la vie dehors avec son groupe, et gambade joyeusement tous les matins de le pré des chevaux !


 
  
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2 comments on “Une histoire de relation hors du commun avec un coq !

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  2. Sandrino

    Bonjour Gaëlle et merci pour ton article original et intéressant !
    Je ne sais pas si le transfert d’énergie existe vraiment mais je suis persuadé que la bienveillance que l’on peut avoir envers un être humain (et le bien que cela procure) peut tout aussi bien fonctionner avec tout être vivant.
    Bonne journée.
    Sandrino

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