poule pékin avec poussin chocolat dans le jardin

Objectifs 2017 (2/2)

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Hum….. que le temps passe vite, trop vite !!! Cela fait bientôt un an déjà, que j’ai rédigé le premier volet des objectifs 2017, et que le second est resté en mode brouillon inachevé…..

2017 n’étant pas encore terminée…. je vais tout de même le finir et le publier, car c’est une étape importante dans notre façon d’élever nos cocottes, et tout cela préparait simplement une véritable transition, et les nouveaux projets pour 2018 !! 🙂

Objectifs Soins Vétérinaires

Les vaccinations

Nous abordons à présent une partie délicate ou tout le monde n’est pas du tout d’accord… Nous concernant, nous maintenons notre politique du « moindre vaccin » sur nos sujets, cela n’apportant à long terme (à mon sens) rien de très positif.

Nos cocottes seront donc uniquement vaccinées contre le virus de Gumboro puisque nous en avons déjà fait les frais, et qu’il semble que l’année 2016 de vaccination ait été utile. Mais il est clair que dans quelques années, nous espérons pouvoir éviter tout cela à nos titis.

Pour mémoire, la maladie de Gumboro est une maladie immuno suppressive, qui réduit à néant les défenses immunitaires. Les poulets sont alors fort démunis face à toutes les bactéries, champignons et autres saletés qui peuplent notre environnement en permanence.

Les antibiotiques, antitrucs et antimachins

Mon souhait le plus cher est de réussir à faire sans tous ces médicaments chimiques, qui au final ne nous donnent pas vraiment satisfaction. Je n’aime pas en utiliser pour moi, je ne vois donc pas pour quelle raison je l’imposerai à mes animaux…

Après de très nombreux essais de différents protocoles de soins avec différentes molécules, le constat est plutôt amer : peu de poulets soignés définitivement (nombreux cas de rechute) et durablement (nombreux cas présentant ensuite d’autres pathologies, souvent intestinales).

Maintenir en permanence ou presque mes animaux sous médicaments n’est absolument pas en accord avec ma vision de l’élevage dans un cadre naturel !!!

Afin de remédier à cela, j’ai cherché (et cherche toujours) des alternatives plus « naturelles » pour assainir durablement notre élevage. Et surtout je cherche à comprendre pourquoi ce sont certains lots qui tombent malades et pas leurs voisins…. À ce niveau là, c’est une grande remise en question personnelle, puisque dans 75% des cas (peut être plus) cela doit être lié à une erreur humaine de conduite d’élevage…. reste à identifier lesquelles pour progresser ! 🙂

Engagement d’un an pour tester…

Suite à la rencontre et à de nombreux échanges avec Christophe Meo, un technicien avicole à présent en charge de commercialiser des mélanges spécifiques à base d’huiles essentielles, nous nous sommes engagés fin septembre 2016 à tester deux produits à Brahmaland, pour une durée de 12 mois.

Le premier protocole vise à assainir l’environnement d’une part, mais aussi les poulets, par des pulvérisations hebdomadaires d’une dilution d’Aptol. Produit que l’on peut considérer comme un « désinfectant » pour lui donner une classification !

Par ailleurs, afin de limiter les rechutes infectieuses de nos petits poulets, un second protocole est à administrer 5-6 jours par mois, dans l’eau de boisson. Il s’agit cette fois d’une dilution de Valyptol, sur les conseils de Christophe, suite à sa venue et visite sur place. Ce mélange peut être classifié comme un « antibiotique léger« , compte tenu de la dilution préconisée. En cas de maladie avérée, il est envisageable de donner une dilution plus faible (toujours conseillée par le technicien), directement dans le bec de l’animal durant quelques jours.

Nous auront été assidus à tous ces protocoles durant 11 mois. Le point faible qui me chagrine c’est que la composition complète des produits n’est pas disponible. Je ne parle pas des dosages, mais simplement des plantes utilisées sous formes d’huiles essentielles dans chaque mélange…. Juste histoire de savoir un peu ce qu’on administre….

trio de cocottes en céramique dans un grand pot de fleur

Des cocottes toujours en bonne santé !

La sélection des reproducteurs

Privilégier la résistance me semble être le critère prépondérant à retenir dans nos choix futurs. Effectivement, force est de constater que les sujets 2015 passés au travers des maladies, sont aujourd’hui des animaux en bonne santé, vigoureux, et surtout : jamais malades !

Alors évidement, ils ne correspondent pas toujours tous, parfaitement aux standards de races pré-établis par les humains…… mais ils ont le mérite d’être là, vivant et fonctionnels !!! 😉

Et je crois que la clef de la réussite passera d’abord par ce facteur essentiel, qui de nos jours n’est plus du tout pris en compte dans aucune sélection avicole… Avoir de belles plumes, des tarses bien jaunes, une crête ceci, et un modèle comme ça… c’est bien joli, si le poulet vit quelques années pour se reproduire….. sinon c’est un peu inutile… Et force est de constater encore une fois, que la majeure partie des jolis sujets achetés en exposition sont tous morts rapidement…. malgré les supposées vaccinations obligatoires….

C’est grâce à cette résistance face à la vie et à ses aléas, que nous allons nous retrouver à travailler avec certains reproducteurs plutôt que ceux souhaités initialement. Le cas le plus frappant que nous avons à Brahmaland est le coq pékin chocolat Suchard !!!

Privilégier la résistance, implique un choix drastique quand à l’absence de soins chimiques en cas de maladie avérée… soit l’animal s’en sortira seul, ou avec l’aide de quelques produits naturels, soit il succombera. Seuls les plus forts resteront et nous permettront de reconstruire sur des bases vraiment saines. Connaissant mon attachement à tous mes animaux, ce passage nécessaire, sera inévitablement très difficile pour moi…

Des moments de complicité avec une petite poule

Dédicace à Hawaï, une chouette petite brahma splash.


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4 comments on “Objectifs 2017 (2/2)

  1. Françoise Leygnac

    Oui, bien sûr c’est après le saniteperm…
    Tu évoques les sujets que tu as acquis en exposition et qui n’ont pas toujours été sélectionnés pour leur résistance aux maladies. Mais quand tu te rends dans des expos avicoles ou dans de grands rassemblements de volailles de ce type, est-ce que tu prends des précautions particulières pour ne pas en ramener des maladies à tes poulaillers ?

    1. Gaëlle

      plutôt deux fois qu’une….. suis un peu maniaque à ce sujet !!!!! 🙂

  2. Françoise Leygnac

    J’utilise l’Aptol pour nettoyer l’eleveuse et les panneaux chauffants. Je n’ai pas les moyens de juger de l’efficacité du produit. Mais j’aime beaucoup l’odeur. Par contre, c’est vrai que l’on ne nous donne pas la composition exacte.

    1. Gaëlle

      Attention l’aptol est à utiliser après avoir désinfecté avec un produit adapté, mais pas en remplacement 😉
      c’est bien précisé sur la fiche du produit !!!
      de plus c’est assez gras, je ne m’amuserai pas à mettre ça sur la couveuse.
      effectivement l’odeur est agréable, et à mettre dans les cabanes ou poussinières pour assainir l’environnement, ça me semblait bien en plus d’être agréable à sentir 😉
      Je pense que d’ici quelques mois, nous aurons un bon équivalent, avec une formule définie 😉

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